Sensibilisation artistique des GS/CP

Les GS/CP ont travaillé leur sensibilité artistique autour de 2 artistes : Jean Dubuffet et Hundertwasser.

Jean Dubuffet

Repères culturels pour les papas et les mamans

Jean Dubuffet est un artiste polymorphe. Son œuvre est constituée d’un enchaînement de cycles aux caractéristiques bien tranchées. Cette première œuvre, peu engageante à priori, nous fait entrer de plain-pied dans le cycle des « matériologies et texturologies » qui se caractérise par l’intérêt que l’artiste porte aux matières et aux textures ordinaires. Jean Dubuffet nous apprend à regarder vers le bas, vers cette terre qui nous porte et dans laquelle nous plongeons nos racines.

Place of awakenings

Objectif général : amener l’élève à porter un regard émerveillé sur les matières ordinaires.

Repères culturels pour les enfants : Monsieur Dubuffet aime les choses ordinaires comme la terre, le macadam, le sable… Il les trouve tellement belles qu’il les peint et les transforme en tableau. Je vous propose de faire comme Jean Dubuffet, d’aller à la recherche de choses ordinaires et de les transformer en univers merveilleux.

Nous avons donc traqué l’ordinaire et lors d’une sortie dans l’environnement proche, nous avons repéré des choses ordinaires à photographier.

Dans un premier temps nous avons mis la photocopie de notre photographie agrandie en couleur à l’aide d’encres.

Dans un deuxième temps, nous avons découpé des échantillons circulaires dans les photocopies de nos photographies. Nous avons collé nos échantillons circulaires sur des fonds colorés. Puis nous avons collé ces petites planètes de l’univers Dubuffet sur des fonds célestes que nous avons enrichis à l’aide de pastels. Pour finir, nous avons donné un titre à nos planètes : planète herbe, planète caillou, planète sable…

Grâce à Monsieur Dubuffet, nous avons découvert des paysages qui semblent venus d’ailleurs et qui pourtant se trouvent juste sous nos yeux.

Jean Dubuffet exploite le potentiel plastique et expressif des matériaux ordinaires. Ainsi pour faire ses peintures, il utilise ce qui lui tombe sous la main : du sable, de la terre, des feuilles mortes …

L’âne égaré

Je vous propose d’utiliser les feuilles mortes pour construire nos décorations de Noël.

Objectif spécifique : amener les élèves à découvrir la force expressive des matières et des matériaux ordinaires.

Après une collecte personnelle de feuilles mortes, nous avons découvert les contours des dessins que nous aurions à remplir : sapin, boule et étoile de Noël. Ce n’était pas facile car certaines feuilles n’adhéraient pas bien avec la colle. La maîtresse les a recouvertes de vernis colle pour consolider nos travaux. Ensuite nous les avons découpés et recollés sur un fond de couleur et nous avons ajouté des gommettes de Noël pour les transformer en décorations qui ont embelli les couloirs et notre classe.

 

Hundertwasser

Portrait de l’artiste

Repères culturels pour les papas et les mamans : Friedrich Stowasser est un artiste touche à tout de génie. Il est peintre, architecte, performeur, écrivain et militant écologiste. Son nom d’artiste, Hundertwasser, est un néologisme, dont la traduction littérale « cent eaux , semble marquer son œuvre. La fluidité, l’aspect ondulant, la concentricité de certains motifs et l’absence de lignes anguleuses sont autant de caractéristiques qui corroborent cette version. Il faut toutefois préciser que les motifs dominants développés par l‘artiste tels que les spirales, les lignes concentriques, vont au-delà de cette hypothèse. Ils sont le témoignage d’une recherche personnelle qui met sa peinture en résonance avec la nature et le fonctionnement de l’Univers. Avec les élèves, nous entrerons dans ce monde graphique par l’observation d’un phénomène naturel.

Objectif général : amener les élèves à entrer dans l’esthétique des lignes courbes.

Repères culturels pour les enfants : Hundertwasser n’aime ni les lignes droites, ni les angles droits. Il prétend que les lignes droites ont été inventées par les hommes et que dans la nature, elles n’existent pas. Ceci n’est pas tout à fait exact, mais il est vrai que, dans la nature, les lignes droites sont rares. Dans un premier temps, Hundertwasser nous propose de jeter un caillou dans l’eau et de voir ce qui se passe.

Vendredi 6 janvier : nous nous préparons pour notre sortie ; nous avons beaucoup de chance car même s’il fait froid, il fait très beau ! Nous enfilons nos bottes, nos écharpes, nos manteaux et en route !

Première étape, nous allons faire une expérience et jeter des cailloux dans l’eau pour voir ce que ça donne et nous découvrons la notion de ronds concentriques : c’est dur à dire et à retenir, mais on va y arriver !

Par la même occasion, nous avons découvert que la petite rivière de Nouvoitou s’appelait l’Yaigne (encore plus dur à se rappeler !).

Puis nous sommes partis vérifier qu’il y avait beaucoup de lignes courbes dans la nature :

Et par opposition, quelques lignes droites !

Pour finir, nous avons écouté la petite voix de la glace en lançant des cailloux sur l’étang gelé et découvert les feuilles habillées en princesses d’hiver : elles étaient ourlées de givre et c’était très beau !